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17.05.2008

Le Congrès des vieux solides (1)

1811272785.jpgPour couvrir le premier congrès du NC, Hervé souhaitait attirer à Nîmes les meilleures plumes hexagonales... Mais hélas, l'AFP a refusé de publier nos communiqués de presse... Pourtant Dédé m'avait assuré qu'il avait corrigé les fautes d'orthographe  (il a pris cette habitude à Issy-les-Moules en corrigeant celles de Frédéric Lefebvre). Joint au téléphone, Airy Routier a répondu par SMS qu'il avait prévu autre chose ce WE et qu'il était "trop tard pour qu'il annule tout"...  Judith Waintraub est incertaine. D'autres ont pretexté l'ignorance ou ont raccroché au nez de notre chère Elodie...   Heureusement nous découvrons ce matin dans la presse régionale le reportage d'un jeune journaliste haut-garonnais au talent prometteur, Mr Lepetit-Grognard.

 

Train Toulouse-Nîmes. 20h30, J’arrive pile-poil à l’heure pour le « dîner festif dans une manade ».

Autant il n’y avait rien à bouffer au congrès du MoDem à Villepinte, autant ici c’est la corne d’abondance. Il faut dire qu’un adhérent MoDem qui paye 20 euros, ça rapporte moins qu’un député. Et puis nous étions 100 selon moi, 25 000 selon les organisateurs (j’étais bourré à la fin, alors j’en ai quand même compté 200).

Voici le menu :

- Amuse-bouche en courbette de droite

- Soupe à l’oseille (bien évidemment)

- Fricassée de pintades au bleu clair

- Ile flottante dans sa solitude au milieu de l’UMP 

- Saint-Morin puant et coulant sur sa Galette Leroy."

Pas de café mais une tisane (et du viagra, en raison de l’âge de certains convives).

Le vin ? Ah oui...un « Château Sauvadet 1997 », très surfait (comme souvent avec le Bourgogne)

Courson dégustait du pain sec et de l’eau, économie oblige.

Dans une manade, le spectacle fut le lâcher de taureaux camarguais. Il fallait voir ces vaillants gardians travailler face à ces taureaux virils, puissants et vifs. Dédé m’a dit un truc du style « on reconnaît un taureau vu qu’il a les couilles qui pendent… ».

Lagarde a comparé le travail des gardians à son travail : courage, volonté, abnégation... Un adhérent récent  issu de l’extrême gauche (il venait du MoDem) m’a fait remarquer que les taureaux en question n’étaient encore que des veaux… Pas grave, il faut bien commencer !

Il a fallu profiter très vite du dîner et du spectacle puisqu’à 20h45, il y avait le Congrès des Jeunes centristes. L’appellation « Congrès des Jeunes centristes » n’est pas d’origine contrôlée car il n’y avait ni congrès, ni centristes. Et des jeunes ?... En fait si, pas mal d’ailleurs, mais leurs idées les faisaient passer pour des quadras… Sans conviction, Damien Abad leur a vendu la soupe... Mais après la lourdeur du repas, même son brouet avait du mal à passer...

Mais pas le temps de m’asseoir qu’un « jeune » de Toulouse m’interpelle :

  • « Hé Le Petit Grognard, je savais que t’allais revenir ! » [C’était un des seuls « jeunes » à avoir suivi le NC en Haute-Garonne].

  • « Salut mon grand ! Dis-donc belle chemise à carreaux, c’est du Célio ? »

  • « Non du New Man, cadeau de maman. Bien remis de la Boîte à Cons ? »

 

J’ai eu du mal à l’entendre. Les organisateurs avaient mis en fond une musique récente, genre « Gala » ou « Dr Alban ». Quels fêtards ces jeunes ! Sur facebook, il existe un groupe secret « le MoDem n’est pas assez giboyeux ». J’essaie de me rincer l’œil ici. Et bien, figurez-vous que les quelques militants présentent mieux : du maintien, un côté coincé qu’on a envie de désaper. Le problème est qu’ils avaient tous abusé du malibu-jus de clémentine. L’un finissait par vouloir nous faire la messe, comme au bon vieux de temps de la très vieille UDF.

Avec quelques potes retrouvés, on refait le monde : on parle des futures soirées mondaines organisées par les élus où on va essayer de s’incruster. Un mec nous avoue qu’il regrette d’avoir voté Sarkozy (ausitôt sorti manu militari par la salle, il devait être bourré lui-aussi).

 

21h45. Il se fait tard. Je croule de fatigue. Je vais rentrer dans ma chambre d’hôtel lire quelques passages du dernier Goncourt et faire un petit somme.